Ce que je retiens de Marx
Deux notions utilisées de mes définitions :
La valeur d’usage : ce qu’un truc te fait dans ton corps.
La valeur d’échange : c’est utiliser un truc non pas pour lui-même, mais pour l’échanger contre un autre truc.
Genre la bouffe, c’est souvent une valeur d’usage. Dans sa valeur nutritive quand tu la bouffes, ou bien les connaissances en psychosociologie humaine pour tenter une autre approche dans un dialogue qui débloque un conflit relationnel (tout dépend de la disponibilité et la praticité du discours)
Les matériaux brutes, c’est souvent des valeurs d’échange. Tu files genre X bois contre le service d’un mec qui garde ton enfant pendant 1 journée, en comparant un peu les peines endurées et épargnées ou chai pas.
L’industrialisation (et donc la parcellisation) du processus de production
Ne faisons pas des bouts de travail pour ne pas devenir des bouts d’humain.
L’aliénation salariale
Fuck le patronat. C’est une fonction sociale parasitaire. Fuck la hiérarchie.
Personne ne devrait avoir le droit de voler le résultat de ton travail. C’est toi qui devrait décider quand tu travailles, à quel rythme, combien de temps, ce que tu en fais, à qui tu le donnes, en échange de quoi,… Les moyens de produire devraient être accessible à tous, et la production ne devrait pas être mise en concurence avec des grosses organisations du travail ou de grosses techniques industrielles.
Le fétiche de la marchandise
C’est la conséquence de l’aliénation salariale vue du point de vue de la personne qui veut obtenir/acheter un produit. Dans le cas de l’aliénation salariale, la personne est dépossédée du résultat de ce qu’elle fait et aussi la manière dont elle le fait. C’est quelqu’un d’autre qui décide où sera déplacé le produit (par exemple emmené dans un magasin).
Dans ce magasin, le produit est présenté hors de son contexte de création, loin des personnes qui ont le plusse participé à sa création. C’est ça, le fétiche de la marchandise. Les choses semblent exister telle quelle, sans qu’on ne sache qui les a créées, dans quelles condition de travail.
C’est prodigieusement fucked-up, parce que selon moi, le produit, le service est indissociable de son créateur. La création est de l’énergie cristallisée dans un objet (ou alors un service est de l’énergie chorégraphiée par son créateur). C’est un prolongement de l’existence de la personne dans le monde de la matière inerte. C’est absolument scandaleux de les séparer, comme une mère d’un enfant.
La fausse conscience bourgeoise (la rupture de la dialectique entre praxis et théorie)
ça, c’est giga-con, aussi. Le bourgeois, qu’on peut caractériser entre autres par son pouvoir de faire faire, ignore ce que c’est de faire. En tant que personne qui profite par exemple de la production agricole sans y participer, on ne sait pas ce que ça fait dans le corps de créer une patate. On ne sait pas tout le savoir-faire pour concevoir un maraîchage, toute la charge mentale (la perpétuelle attention, vigilance, dans le présent, passé et surtout avenir) pour par exemple l’aération de la terre, les nutriments à mettre dans le sol, le désherbage, l’arrosage, les protections de divers parasite, on ne sent rien de tout ce qu’il faut endurer : le chaud, le froid, la pesanteur, la fatigue, la pluie, etc pour parvenir enfin à arracher une patage aux entrailles de la terre.
C’est pourquoi nous ne savons pas d’instinct la valeur d’une patate, ou de n’importe quel autre création.
Donc c’est complètement con de prétendre pouvoir fixer un prix à une chose pour laquelle on n’a jamais participer à l’entierté du processus de la création.
(Bien sûr, avec des machines qui épargnent certaines peines à l’être humain dans le processus de création, ça complique tout. Mais il faudrait alors intégrer le travail humain qui a servi à la création de la machine, son alimentation énergétique, son nettoyage, sa réparation,…).
Le virilisme productiviste
Notons à ce stade un autre biais dans l’économie capitaliste, mais souvent aussi dans une économie communiste, du focus de la production. En réalité, le travail ne produit pas tant que ça. Le travail nettoie et entretient les produits qui existent déjà, et c’est une grande violence de considérer que ce travail là mérite une moins grande récompense parce qu’il ne « produit » rien dans le sens où il ne créé pas quelque chose de nouveau. En réalité, le travail qui préserve les choses créées est tout aussi important, si ce n’est plusse.
Je dirai simplement que c’est un service dont la valeur d’usage est moins claire et à considérer avec d’autant plusse de sérieux.
La solidarité bancaire, l’illusion de l’individualisme
à suivre
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